Femme enfilant son bas au salon de la rue des moulins


Dans l’œuvre « femme qui tire son bas », la jeune femme est seule alors que dans le présent tableau « femme qui enfile son bas », elle est mise à nue devant les yeux d’une autre qui s’adonne à une observation sans complaisance. Le regard, quelque peu narquois de cette dernière, associé aux couleurs blafardes et contrastées, évoquerait la fin de l’accomplissement probable de l’acte sexuel, dans le salon de la rue des moulins, que le peintre Henri de Toulouse Lautrec fréquenta assidûment, dans toute sa détresse. Il a dû se confronter aux railleries moqueuses, aux repousses de ses avances et autres dédains causés par son handicap physique. Cette ambiance a été  restituée dans ce tableau qui met en avant le naturel du corps contrastant aux vilenies de l’esprit – de jugement.

L’esquisse des traits rappelle le tracé calligraphique du Japon ainsi que les expressions de courtisanes des Ukiyo-E d’Utamaro. Il en est de même du regard baissé de la jeune femme rousse qui, manifestement, tente de cacher son visage. Le corps dénudé ne semble aucunement gêner sa pudeur, cependant, elle refuse de révéler sa vraie identité.

Femme enfilant son bas – 1894 – Henri de Toulouse Lautrec – Musée d’Orsay Paris –

Henri de Toulouse Lautrec nous montre la difficulté de la vie quotidienne dans le bordel, un lieu de sociabilité contrainte.

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